Des quartiers culturels et créatifs?

Et voici une Note Rapide qui présente les quartiers culturels et créatifs du monde entier, avec ses leviers de redynamisation territoriale. (Note rapide Économie, n° 831-Institut Paris Région, 09 janvier 2020).Certes cette note est écrite par l’Institut qui a pour périmètre Paris et l’ Ile-de-France, mais surtout, n’ayez pas peur, cette note vous concerne tous : villes ou campagnes, petites ou grandes, périphéries ou hyper-centres.Tout le monde peut avoir un quartier culturel et créatif!
J’aime beaucoup suivre certains sujets, et vous raconter leurs évolutions, mes amis ! Mon petit blog vous a donc souvent présenté des exemples de cette la Culture créative et de ses importantes retombées sociales et économiques à Manchester ou Liverpool, Baltimore ou Londres, Montréal, Bilbao ou Vienne, en Autriche. Née dans les années 2000, qui ont beaucoup construit, beaucoup réfléchi aux rôles de la Culture, la Ville Créative a émergé avec des expériences très différentes que je vous ai toutes racontées : Bilbao, qui ne fut pas qu’un « effet », mais une proposition de reconversion de la ville après la fin de son industrialisation ; même aventure pour Nantes, mais avec les arts vivants et les arts plastiques ; ou encore le quartier des musées à Vienne , avec ses 60 000 m2 de culture, avec beaux-arts et arts plastiques, manifestations et performances,  danse, architecture, théâtre et  musique, DJ, mais aussi les nouveaux médias, le design, le film, la culture pour enfants et adolescents et huit restaurants!En France, de nombreuses  villes  ont mis en place ces bonnes pratiques pour devenir plus culturelles, plus vivantes, car beaucoup de communes ont  une vraie volonté politique et de fortes équipes culturelles (élus, artistes,autres professionnels…) comme Paris, Lyon, Lille, Cannes ou Rennes, Nantes ou Saint-Denis, Bordeaux ou Strasbourg.

I- DÉFINITION DES QUARTIERS CULTURELS et CRÉATIFS (QCC)
Pour définir ces quartiers, la Note rapide de l’Institut Paris Région donne cette définition du  quartier culturel et créatif : un quartier dans lequel la densité des équipements culturels (musées, théâtres, etc.), lieux de création artistique (ateliers d’artistes), acteurs et événements, génère une dynamique locale et un écosystème créatif. Quatre types de quartiers culturels et créatifs peuvent être définis : quartier industriel, institutionnel, métropolitain et quartier des musées (Selon la typologie de W. Santagata[Doeser, Marazuela, 2018].

  • Et beaucoup d’exemples! Pour La France, le Quartier des Musées de Rouen, en cours de développement  car le travail du directeur des musées,  Sylvain Amic,  est remarquable, avec une veine de fusion créative  entre les musées et la parlole rendue  aux visiteurs (Voir notre billet  d’octobre dernier)! Nantes et le quartier off des Olivetttes face au quartier  de la création; l’ancienne usine Christofle à Saint-Denis (93); le Design à Saint-Etienne et enfin  des projets qui lient habitants et culture en Ile-de-France (La Ferme du Buisson, le Centquatre ou Mains d’Oeuvres. Sont aussi évoqués de nouveaux modèles, en gestation et qui ouvritont dès cette année (Romainville, La Courneuve, Pantin ou le Bas-Montreuil)…)Les exemples étrangers retenus : M50 à Shanghai,(hélas dévoyé en lieu uniquement  commercial, cf. notre « VI » ci-dessous.),  le fameux quartier des spectacles de Montréal, ou encore le méga-projet e Hong Kong, West-Kow Loon. Et  quand l’étude complète qui suivra cette Note Rapide sortira, nous reviendrons sur ces premiers exemples!
  •  Réseau UNESCO des villes créatives  : pour vous donner une idée de ce qu’est un quartier créatif, voilà une jolie petite vidéo sur le  Réseau des villes créatives de l’UNESCO (Vidéo du 30 oct. 2018) Lien au cas où, ICI !  (1 :48 minute)

«L’Europe créative est le programme-cadre de la Commission européenne soutenant les secteurs de la culture et de l’audiovisuel pour la période 2014-2020
La vidéo vous présente « le foisonnement mondial des quartiers culturels et créatifs et témoigne des aspirations des villes : renforcer leur rayonnement et leur singularité grâce à des quartiers créatifs employés comme des leviers de leur (re)développement. Ces stratégies se basent sur la valorisation de l’offre culturelle, le dynamisme économique et la cohésion sociale ».
II- QUAND CULTURE RIME AVEC ATTRACTIVITÉ ET TOURISME 1990-2000 Citons encore  la Note Rapide de l’Institut Paris/Région : « Cet intérêt en faveur des écosystèmes créatifs, couplé au phénomène d’internationalisation de la culture et du tourisme, a eu un fort impact sur les décideurs publics locaux, parfois aux prises avec des enjeux de compétitivité internationale, de transformation de leurs économies, ou encore avec l’accroissement des disparités territoriales.
– De fait, les politiques culturelles ont pris des dimensions territoriale, économique et sociale, d’une envergure nouvelle, avec des objectifs multiples : amplifier le rayonnement et l’attractivité du territoire, développer des clusters d’industries culturelles et créatives, redynamiser des territoires touchés par la désindustrialisation ou les difficultés »
D’autres modèles de développement, complètement planifiés, reposent sur la création de clusters culturels et créatifs comme celui de Fort Worth au Texas. Ce quartier est devenu un marqueur identitaire de la ville et une destination touristique reconnue, y compris à l’échelle internationale.
–  Photo de couverture de la Note rapide,  à voir ci-dessus, juste au dessus du chat de la couverture de la Note rapide  : La Fabrique, espace dédié aux musiques actuelles, arts numériques et pratiques émergentes, a conservé la fresque du chat réalisée par Kazy.K. Cette figure animale participe en guise de « totem » à l’identité de ce quartier hautement culturel.

III- « IL N’EXISTE PAS UN MODELE UNIQUE DE QCC.
Toutefois, cinq points communs sont identifiés dans la Note Rapide :
1) Les musées et grandes institutions culturelles (théâtres, opéras, espaces de création, etc.) en sont souvent les éléments structurants.
2) L’existence de lieux d’exposition secondaires et d’ateliers d’artistes participe également de cette vitalité.
3) Des zones dédiées à l’activité économique y prennent place également : entreprises incubateurs de start-up culturelles, fab labs ou lieux de coworking.
4) La présence d’universités et d’écoles (design, informatique, arts appliqués, etc.) est une plus-value.
5) Enfin, un nombre conséquent d’espaces de loisirs (cinémas, lieux de sorties nocturnes « underground », etc.), de commerces, restaurants ou bars, vient compléter ce paysage urbain. », nous dit la Note rapide de L’Institut Paris Région.

IV- AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET URBANISME
Les opérations d’urbanisme ou de l’aménagement rural s’appuient souvent sur de nouveaux équipements culturels, mais surtout comportent une réflexion sur ce qu’il faut déplacer (le port, à Bilbao !) ou construire. Souvent les quartiers urbains sont aussi reliftés à cette occasion (réhabilitation, végétalisation, piétonisation, nouvelle signalisation…). Tous les espaces publics sont pris d’assaut pour redevenir des lieux de vie et lieux culturels à part entière avec des fresques, graffiti, nouveaux commerces…. Ou une nouvelle utilisation du patrimoine historique« Les clusters créatifs peuvent être moteurs d’une valorisation du patrimoine local lorsque les artistes occupent des bâtiments anciens, parfois à l’abandon depuis de longues années »
Les pouvoirs publics, autorités locales ou gouvernements nationaux, ont pris conscience du potentiel de ces clusters et affirmé leur implication. Si leur rôle consiste parfois en un simple appui aux actifs créatifs, ou à celui de financeur, ils initient parfois les projets.

V- GOUVERNANCE : les QCC connaissent plusieurs étapes dans leur construction : émergence (spontanée ou planifiée), développement de certaines fonctions et activités, intégration à un projet urbain ou non, puis période de maturité. La gouvernance doit évoluer et s’adapter à ces « moments » afi n de répondre au mieux aux besoins des travailleurs créatifs. Par ailleurs, la multiplicité des parties prenantes, aux intérêts souvent divergents, nécessite l’établissement de dispositifs de management collectif et participatif. Ils permettront de faire émerger une vision partagée pour la défi nition des objectifs et des plans d’action.
Généralement caractérisés par un partenariat public/privé, les districts créatifs posent des questions complexes de gouvernance et d’accompagnement dans la durée. La concertation et la coopération des divers acteurs : actifs créatifs, institutions publiques, habitants, est nécessaire au succès de l’entreprise. Cette approche participative, permettant aux acteurs de travailler ensemble dans un cadre neutre et effi cace, revêt donc une dimension stratégique.(Lire la Note, ici)

VI- QUELQUES DÉRIVES, HÉLAS…Ces politiques sont parfois la cause de dérives, dont la plus connue est la gentrification de ces quartiers qui produit un effet pervers : les loyers augmentent,dans d’anciens quartiers où habitaient des gens avec des petits revenus et qui en sont chassés dès que le quartier « monte en gamme ».Dédié à l’art, le quartier en exclut donc les habitants. Ensuite, la Note dit aussi que « la stratégie culturelle est quelque peu dévoyée, certains acteurs y trouvant prétexte à la massification d’activités commerciales rentables (bars, restaurants, boutiques, etc.). Celles-ci s’implantent en complément d’activités créatives, comme à la Lx Factory de Lisbonne, ou bien les remplacent, comme au M50 à Shanghai. ». On pense aussi à des dérives d’un autre genre, les « fausses » creative cities, qui font juste semblant, ou à ces œuvres d’artistes parsemant les grandes surfaces commerciales, tristes « alibis » plus que démarches sincères de la présence de l’art associant des habitants. Mais il y a aussi de belles réussites, comme Marseille et ses Quartiers Nord, que nous avons exploré avec les Oiseaux de passage il n’y a pas longtemps, dans cet article du 29 janvier dernier, « Révolution dans le tourisme« .
CONCLUSION : les politiques culturelles (60% des budgets sont ceux des collectivités territoriales, villes et régions, surtout) tentent cette créativité dans de nombreux domaines culturels : Art / Architecture / Musique / Danse /Culture pour enfants / Mode / Théâtre / Design, etc. Comme le dit la Note Rapide : «La polarisation d’industries culturelles et créatives agit comme un cercle vertueux, incitant d’autres entreprises et investisseurs privés à venir s’implanter pour bénéficier d’effets d’agglomération. De plus, la « reconnaissance culturelle » d’un quartier lui confère une image de marque, qui accroît de fait massivement l’attrait touristique et le rayonnement de la ville. »
– LA NOTE RAPIDE de l’Institut Paris/Région apporte à la fois une meilleure connaissance et une méthode pour arriver à implanter ces nouveaux quartiers : Quelles sont leurs caractéristiques ? Quelles sont les logiques de leur implantation ? Quelles bonnes pratiques y sont mises en œuvre ? Enfin quelles sont les dérives possibles, à commencer par les villes qui copient le modèle de façon superficielle, juste pour communiquer mais sans donner aucun pouvoir à la jeunesse, aux acteurs culturels et, de façon plus générale, aux citoyens ou aux pratiques collaboratives (Design public et toutes méthodes de concertation avant une « mise en communs »).

Charles Ambrosino et Vincent Guillon – L’Observatoire 2010/1 (N° 36), pages 25 à 28 Les trois approches de la ville créative : gouverner, consommer et produirehttps://www.cairn.info/revue-l-observatoire-2010-1-page-
Landry C. et Bianchini F. (1995) : The Creative City. Londres, Demos/Comedia ; Landry C. (2000) : The Creative City. A Toolkit for Urban Innovators. Londres, Comedia- Earthscan Publications Ltd.
Bianchini F. et Parkinson (eds.) : (1993) : Cultural Policy and Urban Regeneration, The West European Experience. Manchester, Manchester University Press ; Evans G. (2001) : Cultural Planning. An Urban Renaissance ? Londres, Routledge.
Florida R. (2002) : The Rise of the Creative Class. And How It’s Transforming Work, Leisure, Community and Everiday Life. New York : Basic Books.(Le Pape!).  Voir aussi le site de la ville de  Montréal, excellent exemple!

 

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KEN LE TOURISTE PARFAIT  ne comprenait plus rien à son job, de temps en temps. Il devait faire le tour du monde plusieurs fois par mois, car, en bon touriste Parfait, sa mission consistait à évaluer tous les hôtels, restaurants et salles de Réunions d’affaires du monde entier lors de ses réus de business. Mais ce retour à Los Angeles pour revoir son ex, Barbie Chérie,  était interdit le mois à venir à cause d’un virus étranger, venait-elle de lui dire au téléphone. Mince, pensa-t-il, j’espère que Barbie n’a pas pris un amant… Il repensa à cet  Action Joe qui trainait dans le jardin, lors de son dernier retour at home

Changeons notre tourisme!

Changeons notre Tourisme, c’est le titre d’un livre écrit par un professionnel du tourisme, Roland Héguy, Président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), qui sort un « manifeste » pour que nous cessions de nous reposer sur nos lauriers, en France. L’UMIH réunit plus de 40 000 entreprises, de la plus petite auberge en zone rurale aux grands groupes hôteliers.(Le tableau : Un bar aux Folies Bergère Edouard Manet – 1881-1882).
– Le  constat de  Roland Héguy est simple et, à mon avis, très intéressant  : en France, nous avons tous les atouts, il suffirait simplement de  mettre fin à l’autosatisfaction de la filière du tourisme en France et de se retrousser un peu les manches pour apporter des solutions à  nos quelques défauts.

  • Car, comme d’autres professionnels avant lui en font régulièrement le constat – voir ci-dessous l’article de Didier Arino, DG Associé de Protourisme, – nous vivons sur  nos acquis, d’autant que le Tourisme est, en France,  peu considéré :  les gouvernements  parlent peu de la filière du  tourisme,  qui n’a pas eu  de ministre dédié depuis plus de dix ans,  bien que le tourisme représente plus de 7,3% du PIB de notre économie en 2019 . En gros, seules les catastrophes, comme celle que nous vivons en ce moment, soulignent le « manque à gagner » financier  du tourisme.  Les hommes et femmes politiques n’expriment que très rarement    une  reconnaissance  des métiers et des  millions de professionnels qui les exercent. Je me souviens aussi du maire de Bilbao qui  exprimait avec chaleur son plaisir de voir le  lien qu’entretenaient ses visiteurs étrangers avec la ville et le nouveau musée, lien d’amitié et d’admiration, comme souvent!
    I- RÉSUMÉ du Livre : les métiers du tourisme en France représentent 2 millions d’actifs et 170 milliards de chiffre d’affaire, soit un fort enjeu pour nos emplois et notre économie. Si nous sommes encore l’une des premières destinations du tourisme national et international, la lutte pour garder cette place est aussi féroce , avec : 
    la mondialisation et les « nouvelles destinations » touristiques (pays émergents) et donc une concurrence permanente ;
    l’Ubérisation sous toutes ses formes : naissance de services concurrents des prestations habituelles dans le transport (UBER), l’Hébergement( Airbnb). Roland Héguy ne les condamne, pas, il souhaite seulement que ces nouvelles pratiques ne permettent pas à ceux qui les mettent en oeuvre d’échapper aux obligations légales (déclaration, impositions ou taxes) auxquelles sont soumis les organismes traditionnels;
    Une digitalisation arrivée assez brutalement  : e-commerce ; plateformes géantes de réservations (OTA) dont il faudrait moins dépendre ;
    Une démotivation des jeunes professionnels, souvent mal rémunérés : « Chaque année, environ 100 000 diplômés de lycées hôteliers et de centres de formation d’apprentis entrent sur le marché, les chiffres chutent largement trois ans après. Deux tiers des jeunes diplômés des lycées hôteliers et un tiers de ceux sortis de l’apprentissage ont quitté la profession ! »
    Et la  fracture territoriale En France, “Quand on voit que 80% des touristes sont sur 20% des territoires, à un moment donné ça ne fonctionne plus”, écrit  Roland Héguy.
    – Bref, nos anciens modèles ont disrupté ! Alors, que faire ? Tout simplement, En profiter en changeant de modèles!  (Photo :  Le refuge du Goûter, au Mont Blanc ).
    Les propositions de Roland Héguy : créer des milliers d’emplois en privilégiant la recherche de la qualité, systématiquement. Concrètement,avec,  par exemple,  des projets qui redonneraient vie à la majeure partie de nos territoires ruraux, tout en en valorisant les métiers du tourisme et leurs nombreux savoir-faire qui permettent une grande diversité de parcours professionnels.
  • Si seul un tout petit pourcentage de notre pays est visité, avec une petite poignée de   destinations –phares qui attirent les étrangers (Paris, Provence et Côte d’Azur et quelques échappées …), ceux qui ne le sont pas (80% de notre territoire)  pourraient  le devenir.
    – On a envie d’objecter que certains de ces territoires « oubliés » ne souhaitent surtout pas s’engager dans l’accueil touristique, ne voulant pas prendre le risque d’un tourisme mal maîtrisé qui ouvrirait les portes à un tourisme de masse destructeur d’authenticité (et de paix !).
    Mais au fond, ce type d’objection ne tient pas face au fait que des dizaines de petits pays ruraux ou de villages au bord de l’abandon sont prêts à tout, y compris travailler dur pour créer un tourisme de qualité, dont habitants et touristes profiteraient, et qu’ils co-produiraient. Car habitants et touristes peuvent aujourd’hui s’épauler plutôt que de se tourner le dos ou se gêner mutuellement.

Un tourisme durable, respectueux de l’environnement, ou un tourisme « Autrement » existe depuis des décennies, et notre dernier billet sur Les Oiseaux de Passage témoigne de la vitalité du Tourisme durable, aujourd’hui, et d’une véritable révolution dans le tourisme culturel et durable!  De façon plus générale, l’évolution des propositions culturelles privilégie une grande créativité, et une nouvelle « participation » qui rompt avec la visite-spectacle et assez passive d’un monument.
II- CHANGER POUR… LES HABITANTS !
A mon avis, les grands bénéficiaires d’un renouveau du tourisme durable et mieux réparti sur le territoire seraient d’ailleurs les habitants, car le tourisme « sauverait », en ce cas, le patrimoine matériel et immatériel de leurs territoires. En effet, on ne compte plus les clochers des églises qu’il faudrait restaurer, les lavoirs disparus ou les vieilles maisons écroulées. L’âme d’un  lieu, celle d’un petit village ou d’une maison ancienne  isolée,  c’est bien souvent ce tourisme culturel immatériel, avec quelques objets anciens accrochés au mur mais qui permettent le récit .Le récit est un peu devenu le roi de la fête !
♥ Roland Héguy encourage donc tous les « petits professionnels » qui maillent le territoire et rappelle que ceux du CHRD (Cafés, Hôtels, Restaurants, Discothèques)  sont des acteurs à part entière du tourisme. “Les professionnels du CHRD sont très militants dans leur métier, mais je leur rappelle souvent qu’ils représentent 60 à 65% du chiffre d’affaires du tourisme. On doit être beaucoup plus impliqués et beaucoup plus présents dans les actions de politiques du tourisme
L’exemple de l’Italie, ou, sur la base du volontariat, le ministre a revitalisé des bourgs est inspirant. L’appel à Airbnb, pour ses savoir-faire touristiques (réservation, accueil, agencement des gites…) avait aussi permis aux « Borghi » de revivifier des maisons abandonnées, de restaurer de nombreux espaces publics qui étaient sinistrés (Places, escaliers, petits ruelles, de ce que j’ai vu dans des vilages italiens) et d’en conserver les fleurons (Eglise ou architecture civile).
III- LA FRANCE N’A JAMAIS PRIS LE TOURISME AU SÉRIEUX !
affirme à juste titre Ronad Héguy. La France est encore la première destination mondiale visitée par 90 millions de touristes. Mais pour combien de temps ? « La Chine pourrait détrôner la France (…) d’ici à 2030 », avertit à nouveau Roland Héguy : « Nous vivons beaucoup sur des acquis.  Le tourisme est un trésor économique, en plein essor mondial : 1 milliard de touristes à travers la planète en 2014, 2 milliards en 2030. », mais d’autres pays le prennent davantage au sérieux que le nôtre.

« Le discours d’autosatisfaction sur le-plus-beau-pays-avec-la-plus-grande-gastronomie est la meilleure façon d’ignorer la concurrence et d’envisager encore le tourisme comme une rente » … Roland Héguy explique  aussi  qu’il a « d’abord écrit pour et à la demande des professionnels du tourisme. Le secteur, qui rassemble plus de trente métiers, est à un tournant capital de son histoire ».

Et, sur tous ces constats,  il a raison! Alors,  renouvelons le tourisme, au moins pour garder notre première place? Sans doute, mais surtout pour savoir mieux utiliser l’aspect positif du tourisme (Ouverture u monde ; voyage ; rencontre d’autres cultures ou professionnalisation…).
– Enfin, la France ne recevra sans doute pas 100 millions de touristes étrangers en 2020, l’objectif qu’avait fixé en 2014 Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères et qui préface le livre de R. Héguy. À l’automne dernier, un document gouvernemental annonçait «selon toute vraisemblance », un report de cet objectif à 2022, « au vu de la conjoncture économique mondiale ». No comment…

IV- ET LE TOURISME CULTUREL, dans tout ça ?
En conclusion, on voit aussi combien il faut aussi « militer » , paralèllement aux acteurs du Tourisme, pour que la culture existe, comme principal atout du tourisme, en tous cas dans notre pays.
Remercions ici les professionnels du tourisme, qui osent, par ce livre mais aussi différentes prises de positions publiques, une remise en cause de notre industrie touristique un  peu endormie,  tandis que d’autres destinations, plus nouvelles et aux infrastructures récentes, nous font déjà une très forte concurrence. C’est un fait dont nous vous donnons régulièrement des nouvelles dans ce petit blog. La Corée du Sud, par exemple, sait très bien, depuis quelques années, cultiver ses jeunes talents de la Pop, les conjuguer avec une offre de tourisme urbain, en faire profiter ses innovations digitales et, bien sûr, de son patrimoine ancien: voir notre billet à ce sujet.

UN EXEMPLE EN FRANCE ? BORDEAUX ! par Didier Arino,  il y a deux ans, écrivait : « Le produit France a vieilli, il se repose sur ses acquis… » Didier Arino est Directeur Général Associé de Protourisme,et était interviewé par le Magazine Tourmag, 27 juin 2018 en 2018- Juliette PIC

Didier Arino faisait  les mêmes constats que Roland Héguy
1- « Parler de sur-fréquentation touristique sur le territoire, c’est oublier que dans la plupart des régions, on souffre plutôt de l’effet inverse. »

2- « Nous avons aussi un tourisme à deux vitesses […]Le positionnement touristique en France se fait sur 1/10ème du territoire.
D’une part des destinations très fortes l’Île-de-France et PACA, avec quelques autres zones touristiques comme Bordeaux, Lyon, Biarritz ou le Mont St Michel mais c’est très limité et d’autres qui sont ignorées.. Je dirais que le reste, les 9/10ème, stagne voire régresse« .
2- Un bon élève qui ressort, pour donner l’exemple ? Didier Arino citait alors  BORDEAUX et NANTES !

« En 10 ans, Bordeaux est passée de 400 millions € à 1,2 milliard d’euros de retombées économiques dues au tourisme. Ils ont revu les infrastructures, autour d’un projet européen, la ville est belle et attractive, il n’y a pas de secret !
Les aménagements ont été repensés et de gros investissements ont été faits sur les infrastructures. On a valorisé le patrimoine, en travaillant pour devenir patrimoine mondial de l’Unesco. En point d’orgue, la création de la Cité du Vin, qui génère 450 000 visiteurs par an, ce qui est énorme pour un centre régional. »(Photo: la Cité du vin, à Bordeaux, racontée par le menu dans deux  billets du blog, dont ce bilan en 2017!  ).

♥ »Mais il y a plein d’autres exemples », ajoutait Didier Arino, en citant « Nantes, aussi, qui a fait aussi des aménagements avec un gros projet urbain. La Ville a misé sur le culturel et a ouvert un centre de congrès en centre-ville ». Et dans ce petit blog, vous trouverez facilement (moteur de recherche)  plus de ving billets qui présentent les dix ans de gloire de Nantes Culturelle et touristique!

4- FABULEUSE CONCLUSION pour l’avenir, que nous empruntons à Didier Arino , dans cet interview:

« Il y a des possibilités, il faut simplement s’en donner les moyens à travers un vrai projet touristique : moderniser et aménager le territoire, être plus créatif en s’appuyant sur le culturel et et ne pas s’éparpiller. (Didier Arino, Tourmag, Juin 2018)

NOS SOURCES, pour en savoir plus !
L’OUVRAGE « Changeons notre tourisme », par Roland Héguy, Éditions du Cherche Midi, 144 p., 18 €, janvier 2020. ISBN : 978-2749162164                                                                                                                                                                             –L’AUTEUR, ROLAND HEGUY, a été restaurateur et hôtelier indépendant à Biarritz pendant plus de quarante ans. Depuis dix ans, il est le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), le plus gros syndicat patronal des métiers de l’hôtellerie et anime, comme Vice-Président, le Comité de Filière Tourisme où il représente les organisations professionnelles. Il préside aussi la Confédération des Acteurs du Tourisme (CAT), qui réunit depuis 2017 l’ensemble de la profession, tours-opérateurs, agences de voyages, professionnels de l’événementiel…R. Héguy milite depuis longtemps œuvre sur tous les fronts pour défendre et moderniser sa profession, dit la Revue Espaces qui présente le livre, ICI.                                                                              •    VOIR LA VIDÉO ! Pour voir  l’interview de Roland Heguy par Pascal Perri, sur le livre « chngeons notre tourisme », c’est à partir de la minute « 30 » ! (Chaine LCI, 24 février 2020 à 16.29 heures), sur ce lien:
https://www.lci.fr/replay/video-perri-scope-du-lundi-24-fevrier-2020-2146324.html
L’Echo touristique : R. Héguy : avec les autres acteurs (du tourisme) nous avons appris à nous parler,
Journal La Croix : Le tourisme français vit sur ses acquis interview de Roland Héguy par Michel Waintrop,le 2 février 2020 à 14:47
Le Figaro : «La France n’a jamais pris le tourisme au sérieux» Entretien de Roland Héguy avec Valérie Sasportas- Publié le 19 février 2020 à 15:41, mis à jour le 19 février 2020                                                                          •TOM Travel : TOM.travel s’est entretenu avec Roland Héguy, Président de l’UMIH et auteur de l’ouvrage, pour en savoir plus sur le regard qu’il porte sur la transformation numérique de la filière hôtellerie-restauration et plus largement sur les tendances technologiques émergentes « Dans notre profession, le numérique s’est imposé comme un outil indispensable. De la création de sites internet dans les années 2000, à l’arrivée des centrales de réservation que sont Booking, Expedia et consorts vers 2006, et plus récemment sur la place qu’occupe le smartphone. De par leur vitesse, toutes ces mutations ont été très violentes pour l’industrie. » Lire la suite, ICI, sur l’article du 30 janvier( Auteur : Pellegrin).

NOS PHOTOS : Roland Héguy, préside, depuis dix ans,l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH). ©DR (Ci-contre) .
– Un bar aux Folies Bergère Edouard Manet – 1881-1882 Domaine public (en faut, première photo).- https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_bar_aux_Folies_Berg%C3%A8re#/media/Fichier:Un_bar_aux_Folies_Berg%C3%A8re_Edouard_Manet.jpg Travail personnel : Yelkrokoyade
– Bar de l’Echanson à Nancy à Nancy Auteur Diligent- CC BY-SA 3.0 – File:L’échanson, Nancy.jpg Création : 29 août 2009
– Le refuge du Goûter, situé sur le versant français du Mont Blanc, plus haut refuge gardé d’Europe de l’Ouest – Auteur : Coronium — Travail personnel CC BY-SA 3.0 File:Gouter solar 20130823.jpg Création : 23 août 2013
– Auguste Renoir Bal au Moulin de la Galette 1876- Huile sur toile – 131 cm X175 cm Joconde database: entry 000PE004071- Domaine public File:Pierre-Auguste Renoir, Le Moulin de la Galette.jpg Création : 1876 date QS:P571,+1876-00-00T00:00:00Z/9


KEN LE TOURISTE PARFAIT  devait remercier son ex, Barbie Chérie. De retour d’une semaine un peu « hard » au travail (Abu Dhabi et l’Australie, puis la Norvège et le Togo…) , il se remémorait ses premiers pas de Touriste Parfait! Dix ans déjà, où il appris à valoriser tous ces métiers évoqués aujourd’hui! Il avait trouvé un job valorisant, lui, le « niais », le « valet de Barbie », disaient certaines femmes…qui n’avaient jamais connu, comme lui, l’Amour fou!  (Photo culte: les débuts de Ken devant une agence aujourd’hui disparue...). 

Le numérique en France en 2020

Et les re-voilà, nos deux grandes études annuelles sur les usages Internet et des réseaux sociaux ! Etudes réalisées par We Are Social et Hootsuite et présentées par le Blog du Modérateur pour la France et dans le monde Monde

• Comme ces présentations regorgent d’informations (92 slides pour la France  et 247 pour une vision mondiale) je vous résume cette somme avec quelques «incontournables » en France, ciblés sur ceux  dont nous avons le plus besoin pour le tourisme culturel et numérique.
Ces deux études sont non seulement une mine d’idées pour vos campagnes de communication sur le web, mais aussi des pages à consulter pour tout projet : que font les plus jeunes sur la toile ? Les vidéos ont-elles le succès dont on nous parle ou non ? Quels sont les usages des mobiles et le temps que l’on y passe, et quels usages dans chaque pays du monde pour les réseaux sociaux ? etc…En voici quelques pages choisies !

I- EN FRANCE

1) FAUT-IL ETRE TRES PRÉSENT SUR INTERNET? Ce sera un grand oui, comme vous l’avez deviné, vu la quasi-totalité des visiteurs français du web, presque 90% des jeunes et adultes à être connectés et 82% (47, 29 millions) à fréquenter le web depuis leur smartphone :
• 89% de la population française est connectée à Internet en France : sur 65,2 millions d’habitants aptes à s’en servir, la France compte 58,03 millions d’internautes, soit un taux de pénétration de 89% ; « Avec 39 millions de Français utilisant activement les réseaux sociaux, le taux de pénétration est de 60%, en hausse de +5,6% depuis avril 2019 (+2,1 millions d’utilisateurs) », analyse le Blog du Modérateur.

2) LES APPAREILS LES PLUS UTILISÉS PAR LES FRANÇAIS :
Deux grands gagnants : le smartphone  (91% des français l’utilisent) et l’ordinateur (portable ou de bureau) ( 83%).
Scores moyens : la tablette (49% )et les consoles de jeux vidéo , utilisées par 43% des français.
Petits scores, malgré l’effet gadget pour les montres et les bracelets connectés  (12%), le web sur les tv (10%) ou d’autres appareils d’une maison connectée (8,9%; enfin, sans surprise, seulement 3,7% des français utilisent des casques de réalité virtuelle.

3) TEMPS PASSÉ PAR JOUR en ligne : Internet est le grand gagnant, avec  plus de 5h passées en moyenne ; la télévision suit, avec 3h19, et enfin les les réseaux sociaux, avec 1h42. Les services en ligne de musique (streaming) et l’usage de consoles de jeux font jeu égal, avec presqu’une heure au quotidien.

4) LES SITES WEB LES PLUS VISITÉS : Google, Facebook et YouTube restent en tête (Classement Similarweb) et  les 10 sites les plus visités en France sont :
1. Google.com
2. Facebook.com
3. YouTube.com
Suivent : 4- Google.fr, 5- Orange.fr,6- Wikipedia.org, 7-Amazon.fr, 8-Leboncoin.fr, 9- Live.com
Et enfin 10éme :  Yahoo!

5) LA CULTURE EN TÊTE DES RECHERCHES sur YouTube !Les 10 termes les plus recherchés sont : musique, fortnite, film, chanson, music, squeezie, jul, asmr, ninho et pnl.
Médias sociaux  : YouTube, Facebook et Messenger sont les trois médias plus utilisés en France, comme l’an dernier. TikTok, qui devait devenir incontournable, ne représente que 10% de l’utilisation des médias sociaux en France.
1. YouTube (80%)
2. Facebook (76%)
3. Messenger (58%)
4. Instagram (47%)
5. WhatsApp (38%)
Suivent : 6- Snapchat (35%) 7- Twitter (34%), 8- Pinterest (26%) 9- LinkedIn (23%) et 10- Skype (21%)

6) FACEBOOK ET SNAPCHAT EN TÊTE DES AUDIENCES sur les réseaux sociaux en France, estimés par l’étude aux chiffres suivants : Image : top réseaux sociaux
• Facebook : 31 millions de Français actifs sur tous les mois,
• Snapchat : 21,25 millions d’utilisateurs mensuels sur (estimés par l’étude),
• LinkedIin : 19 millions d’utilisateurs mensuels sur
• Suivent Instagram, puis 7,45 millions de Français actifs sur Twitter tous les mois, dont 26% de femmes et 74% d’hommes.


7-APPLICATIONS MOBILES  : WhatsApp devance Facebook, Messenger et Instagram qui sont les plus utilisées, avant : Snapchat, Waze, Netflix, Shazam, Amazon, Leboncoin
– Suivent bien d’autres statistiques (téléchargements, E-commerce, stratégies des grandes marques comme Nike ou Amazon, les deux requêtes de shopping les plus recherchées dans le moteur de recherche de Google en 2019 !

II- ET dans le MONDE, voici les chiffres  Internet en 2020 : les chiffres clés (Photo ci dessus : taux de pénétration d’Internet dans les pays et régions du monde )

Parmi les nombreuses statistiques dévoilées par l’étude, nous avons compilé les principaux chiffres à retenir.  – Généralités  : sur 7,75 milliards d’individus dans le monde, on recense :
• 5,19 milliards d’utilisateurs de téléphones (67%)
• 4,54 milliards d’internautes (59%)
• 3,8 milliards d’utilisateurs actifs des réseaux sociaux (49%)
• 3,75 milliards d’utilisateurs des médias sociaux sur mobile (99%
– Vitesse de connexion : sur mobile, les vitesses de connexion poursuivent leur progression. La Corée du Sud bénéficie de la meilleure vitesse de connexion (103,2 Mbps). Si la moyenne mondiale se situe à 32 Mbps, la France reste loin derrière avec une vitesse de connexion de 45,8 Mbps.

 LES SITES WEB les plus VISITÉS DU MONDE 

 

 

 

 

 

 

 

LES JEUX SONT UNE AFFAIRE SÉRIEUSE!
Plus de 4 utilisateurs d’Internet sur 16  âgés de 16 à 64 ans dans le monde jouent à des jeux vidéo chaque mois, ce qui équivaudrait à une communauté mondiale de jeu de plus de 3,5 milliards de personnes si nous appliquions ce chiffre à la population totale d’utilisateurs d’Internet, disent les études et le Blog du Modérateur. La majorité des joueurs jouent à des jeux sur leur smartphone (69% de tous les internautes), mais 25% des internautes déclarent également jouer à des jeux sur des consoles de jeux dédiées.

POUR EN SAVOIR PLUS ET Crédits Photos : chiffres sur l’usage d’Internet et des réseaux sociaux en France en 2020. Blog du Modérateur, Article « Étude : le numérique en France en 2020 », d’Alexandra Patard / Publié le 4 puis le 12 février 2020 à 17h53, mis à jour le 13 février 2020 Étude sur l’usage d’Internet et des réseaux sociaux dans le monde en 2020 –  Voir aussi les dossiers du Blog du Modérateur, celui des  CHIFFRES INTERNET  et celui des CHIFFRES RÉSEAUX SOCIAUX .
Crédits photo : Hootsuite / We Are Social/voir aussi les statistiques des pays du monde, « GlobalWebIndex », qui prennent leurs sources sur d’autres sites comme Statista, GSMA Intelligence, App Annie, SimilarWeb et  Locowise.

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KEN LE TOURISTE PARFAIT  allait décoller dans  l’avion  Emirats Arabes Unis/ Los Angeles, ce samedi, après avoir longuement discuté avec ses amis des EAU de leurs stratégies  « réseaux sociaux », dont ils étaient de grands usagers. Barbie l’attendait ce soir après son voyage harassant : pas moins de 8 hôtels, cette semaine, à travers le monde, et  tout autant de chambre visitées, de jets privés, de réunions importantes, bref, il était exténué. Dire que sa Barbie, elle, sortait faire ses courses, conduisait sa voiture et se  baignait dans la piscine toute la journée, pensait-il…Son téléphone sonna  et justement, c’était sa petite Chérie, « Ecoute, Ken, si tu peux n’arriver  que  demain, dimanche, ce serait mieux, car aujourd’hui je termine la semaine avec les enfants. Je n’ai pas eu le temps de leur parler, j’avais Ménage/Supermarché/Vaisselle/Linge/Repassage et Jardin, toute cette semaine ».