Sentir les parfums des tableaux !

Il est possible, depuis quelques années,  de ” sentir ” des odeurs du passé qui émanent d’un  tableau de musée, car on sait les recréer! Odeurs d’une rue de Londres au XIXéme siècle ou effluves d’un repas de la Rome antique, tout devient possible grâce à l’intelligence artificielle. Quelques expositions ont déjà passionné les visiteurs;  je vous les cite en conclusion (III), mais commençons par l’état de la recherche.
Concrètement, si vous regardez cette Nature morte à  la Dinde,  ci-dessus, vous sentirez « en vrai », dans le musée,   la muscade, le poulet et le citron, avec leur parfum authentique du XVIIème siècle. Grâce aux Big data, on peut reconstituer aujourd’hui d’anciennes recettes – écrites, dessinées, peintes ou photographiées – et enrichir la découverte d’un tableau par une connaissance olfactive qui élargira votre expérience sensorielle , comme évoqué par Futuristscents, «Connaître en sentant: un cours sur l’odorat, la dégustation et l’ouïe ».
Les pratiques et la recherche sur le patrimoine culturel évoluent. Les visites du futur  solliciteront sans doute nos sens bien davantage qu’aujourd’hui , et l’immersion dans le passé sera facilitée. L’important est que le Passé et l’histoire ne soient plus seulement lus, vus et entendus, « avant la visite », mais qu’un  moment plus global puisse exister, pendant la visite d’un musée ou un monument, qui inclurait des odeurs-souvenirs du Passé. Ce que vient de faire le Rijksmuseum, avec le célèbre tableau de la bataille de Waterloo (II, ci-dessous).

I- ODEUROPA , le lieu des recherches! 
Le projet Odeuropa,  lancé et financé par l’Union européenne, est devenu LE lieu des recherches sur l’histoire des odeurs à conserver.
– Un projet fou, basé sur l’IA (Intelligence artificielle) auquel participent « une quarantaine de chercheurs, historiens et chimistes qui comptent recréer les odeurs de l’Europe historique pour constituer une véritable encyclopédie olfactive du vieux continent », dit le site européen.
– Les documents écrits, les films, photos ou vidéos décrivent des milliers de sensations olfactives, mais la peinture comme la littérature ne peuvent restituer ces odeurs. Cette  équipe s’est mise au défi de réaliser ce challenge. Les acteurs principaux : université de UCL de Californie ;Anglia Ruskin University et Royal Netherlands Academy of Arts and Sciences.IA sur le modèle de l’’IA Phylira d’IBM, qui peut créer de nouveaux parfums en se basant sur le Big Data. Chef de projet : Marieke van Erp,  experte en technologies du langage et Web sémantique.
Ce projet s’étendra sur trois ans, et sera financé par le programme EU Horizon 2020 à hauteur de 2,8 millions d’euros. Objectif : quels sont les principaux parfums et pratiques olfactives qui ont façonné les cultures européennes? Comment sauvegarder ce patrimoine olfactif et quel est l’intérêt d’une telle entreprise? (Voir le site dédié d’Odeuropa https://odeuropa.eu/).
. L’intelligence artificielle au travail
« La première étape du projet sera de programmer une intelligence artificielle capable d’identifier toute mention d’odeur dans des centaines de milliers de textes et d’images numérisés. Il sera ainsi possible de traiter rapidement un grand volume de données, et d’indexer les nombreuses odeurs et expériences olfactives évoquées dans des documents historiques, scientifiques ou littéraires – traités d’urbanisme, de botanique, de pharmacie ou de médecine, articles de presse, récits historiques, commerce registres, textes religieux, recettes et formules, autobiographies, romans et poésie, etc. – en sept langues différentes (latin, anglais, italien, allemand, français, néerlandais et slovène). L’IA devrait également être en mesure d’identifier les éléments potentiellement aromatiques dans les œuvres d’art visuelles. »

II- UN EXEMPLE CONCRET : LA BATAILLE DE WATERLOO

Le projet pourrait également révéler des odeurs plus ponctuelles , associées à certains événements historiques majeurs, comme les guerres qui génèrent une forme de «surcharge sensorielle» comme l’écrivait l’historien Mark M. Smith dans son livre de 2014 The Smell of Battle, the Taste of Siege: A Sensory History of the Civil War. Ainsi a été évoquée la possibilité de recréer, dans le projet Odeuropa , la puanteur de la bataille de Waterloo. L’odeur des chevaux, de la poudre à canon, de la terre humide, de la sueur et du sang, mais aussi, pourquoi pas, de l’eau de Cologne portée et aimée par Napoléon, dit la présentation de ce projet.
Une première reconstitution, initiée par l’historienne d’art néerlandaise et Experte d’Odeuropa, Caro Verbeek, est déjà présentée au Rijksmuseum d’Amsterdam fait écho au tableau de la bataille de Jan Willem Pieneman.(lien de la photo: https://www.rijksmuseum.nl/en/collection/SK-A-1115)

Les odeurs de la bataille de Waterloo


Au premier plan, nous voyons des soldats blessés gisant sur le sol. L’odeur a été spécialement composée pour cette peinture – créée par Birgit Sijbrands, nez senior, de l’IFF – reflétait de nombreux éléments visibles de l’histoire: le temps, la terre et l’herbe humides, la poudre à canon, le cuir et les chevaux. Même l’odeur d’anxiété, exprimée le plus vivement dans les yeux des chevaux, se frayait un chemin dans l’odeur. Puisque les êtres humains sont capables de sentir des émotions, l’odeur produit plus d’inconfort que la peinture elle-même » (Exraits de l’article de https://futuristscents.com/ Futurist Scents – On Olfactory History and Ephemeral Heritage)- La bataille de Waterloo, Jan Willem Pieneman, 1824 – Photo du Rijksmuseum, @Rijksmuseum –huile sur toile, h 567cm × l 823cm × l 822,7cm Plus de détails
♦Thème du tableau : sur ce tableau, le duc de Wellington apprend l’arrivée en renfort des forces prussiennes Wellington (au centre)commandait les troupes anglo-hollandaises. Blessé sur une civière au premier plan à gauche, le prince héritier des Pays-Bas, futur roi Guillaume II. Source de la légende, ICI 

III- LES PIONNIERS des odeurs du Passé ! L’ idée n’est pas nouvelle ! Quelques musées d’histoire ont déjà compris la puissance des odeurs dans l’ « engagement » des visiteurs. Le premier à avoir misé sur l’odeur pour créer une sorte d ‘«effet de réalité» est le Jorvik Viking-Center à York, avec les odeurs des Vikings , puis le Lofotr Vikingmuseum en Norvège, autre musée des Viking avec l’odeur du goudron et de la fumée !  On citera aussi les expositions françaises Osiris, mystère engloutis d’Egypte ( 2016, Institut du Monde Arabe . Et l’exposition du musée Cernuschi (Paris) en 2018 Parfums de Chine. et au pour laquelle ont été ses recettes recréées d’encens chinois.
♦L‘idée d’un patrimoine olfactif commença aussi en 2001, au Japon. Son ministère de l’environnement avait répertorié et labellisé 100 paysages olfactifs , sites naturels, historiques et culturels, labellisés par leur ministère de l’Environnement (ICI  ). En 2016, ce fut l’archéologie qui bénéficia de cette expérience olfactive avec l’exposition Scent and the City à Istanbul, organisée par le Centre de recherche de l’Université Koç sur la civilisation anatolienne,depuis les Hittite.s
Enfin soulignons l’immense travail de Caro Verbeek ,avec In Search of Scents Lost (A la recherche des parfums perdus) dès 2015, une exposition qui proposait de redécouvrir les senteurs des arts des avant-gardes européennes entre 1913 et 1959. (Rijksmuseum (Amsterdam et l’Université Vrije d’Amsterdam). Le Dr Caro Verbeek est historienne et conservateur de l’art olfactif de renommée internationale, et chercheur spécialisé dans l’histoire culturelle des sens. Depuis 2010, elle conçoit des circuits olfactifs et des ateliers sensoriels pour les musées et autres institutions. Elle a récemment terminé son doctorat sur les odeurs historiques de l’art et la muséologie olfactive à la Vrije Universiteit d’ Amsterdam: un projet collaboratif avec IFF (International Flavours & Fragrances) et le Rijksmuseum, Amsterdam ; et elle s’est engagée dans des projets éducatifs innovants tels que l’outil «  The Multi Sensory Gaze  » pour le Rijksmuseum (Amsterdam),
POUR EN SAVOIR PLUS Ce tableau Nature morte, tourte à la dinde, Pieter Claesz, 1627
1- Le Tableau du haut se trouve au Rijksmuseum d’Amsterdam, le musée national des Pays-Bas. Auteur : Pieter Claesz. Cette table est remplie de mets de luxe et de pâtisseries, dans lesquelles des ingrédients tels que la cannelle, la noix de muscade, les clous de girofle et le gingembre ont été utilisés. Technique : huile sur panneau, h 76,5 cm × l 135 cm-
2- L’article qui m’a inspirée : Caro Verbeek (Source: odeuropa.eu): Tout l’article!
3- Mieux connaitre Odeuropa https://cordis.europa.eu/project/id/101004469/fr et l’article de Clara Muller, du 18 janvier 2021 Par Clara Muller https://www.nez-larevue.fr/en/author/cmuller/, dans the Olfactive Magazine
Mieux connaître la Dr Caro Verbeek , Professeure et Chercheuse : sur Futuris Scents caro verbeek – Futurist Scents et URL: https://futuristscents.com/Caro Verbeek – Biographie et : E-mailclverbeek@vu.nl

• 4- BIG DATA En savoir plus sur l’utilisation de Big data pour les odeurs ;
• 5- REVUE : La Première dans la revue « Olfactory magazine)

6- CHIFFRES SUR L’ODORAT ! On sait que, chez l’être humain, environ 1000 gènes sont consacrés à fabriquer des protéines qui vont servir au système olfactif. C’est 3% de notre patrimoine génétique. L’odorat est le premier sens à se développer chez le foetus, à partir de la 11e semaine
L’épithélium olfactif fait environ 10 cm² chez l’homme, contre 170 cm² chez le chien.
• On pensait qu’on ne pouvait sentir que 10 000 odeurs, mais les dernières recherches montrent que nous sommes capables de distinguer et de mémoriser un milliard d’odeurs différentes.
Une étude de 2004 a montré que les femmes sont meilleures que les hommes dans la détection et dans la mémorisation de l’odeur. Mais étrangement, elles n’occupent pas particulièrement les professions liées à l’odorat !
L’odeur dépend du cycle circadien : on sent différemment le matin, le midi ou le soir.Source de cet article sur les chiffres : rtbf, une vidéo et le texte.
• ire olfactive du bébé pour toujours.

PHOTOS du billet  : @ Rijsksmuseum Pieter Claesz, nature-morte avec une dinde, Rijksmuseum, 1627
Image Nature morte au fromage, de Floris Claesz. van Dijck, vers 1615. @Rijksmuseum –
Fleurs Balthasar van der Ast, Stilleven mit bloemen, 1630, huile sur toile, 59 × 43 cm, Rijksmuseum, Amsterdam

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KEN LE TOURISTE PARFAIT demandait comment il allait placer ses 62 touristes devant la Bataille de Waterloo, à Amsterdam. Il allait souvent là-bas, en Europe, pour ses affaires, et voulait retenir cette visite au téléphone « Oui, ce sera juste une petite balade « digestive » et pour le fun, dit-il assez maladroitement à la conférencière qui lui répondit gentiment : « Pas plus de 6 personnes ! Le tourisme de masse, c’est terminé, Monsieur Ken ! ».

 

Une cartographie culturelle

Lucas Destrem et son Plan de Paris culturel et artistique!
Où êtes-vous ? Où est votre musée, votre salle de concert, votre café-musique? L’accueil commence bien avant que le  visiteur n’arrive dans votre  monument historique, lorsqu’il  recherche un site à visiter et  une carte pour le repérer et y aller. Faciliter la tâche est un devoir! 🙂
Comme je fréquente depuis des décennies les lieux de la Culture, qui nous manquent tellement, ces derniers mois, je connais ce risque de  me noyer  dans les menus trop complets que me proposeront les moteurs de recherche, mais aussi des Offices de Tourisme (régionaux, départementaux, communaux…) et autres OGD ou encore mon hôtel.
Et puis, lorsque j’aurai trouvé le site culturel, j’aurais envie de voir ceux qui sont dans sa proximité, histoire de prolonger ou de  bien « remplir »  le temps de ma visite sur place !
Alors, quand j’ai découvert cette carte de Lucas Destrem,  j’ai pensé que toutes ces étapes pouvaient être facilitées, » qu’il y avait avait enfin sa solution, à copier! Ici, la solution est magnifique, avec cette illusion du Plan classique de la  RATP, mais chaque région ou ville peut inventer sa propre cartographie.

LE PLAN  CULTUREL  DE LUCAS LUCAS DESTREM !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici donc une excellente idée, de Lucas Destrem : un Plan de Métro devient un plan artistique et culturel! Ce plan reprenant le graphisme d’un plan connu, pour ne pas vous effrayer, mais, au lieu des stations, il a placé avec patience les bons sites culturels, mais aussi les pratiques, ou les fêtes (Nouvel an chinois !).
– Sur son site Internet, que je vous laisse visiter car il est passionnant, il présente son projet , une magnifique carte culturelle de Paris(aperçu ci dessus) avec les monuments historiques, les musées et les théâtres, mais aussi les lieux de recherche et les bibliothèques, les cafés-musique, ateliers d’artistes, salles de concerts centres socio-culturels cinémas et archives ; mais on y trouve aussi les évolutions d’aujourd’hui, avec de nouveaux usages et pratiques culturelles, comme la Recyclerie, ou des sites plus confidentiels mais à découvrir !
•Son objectif, dit-il, était de « Valoriser des institutions, des objets et des acteurs et actrices culturels », directement touchés par la crise du Covid19n dont les perspectives économiques et psychologiques sont souvent bien sombres ! »
Lucas Destrem est certes un  « Expert en cartographie et  en Design » mais aussi un généreux militant pour la culture qui, pour la première fois en France, fut rayée d’un trait de plume, plutôt que d’autres lieux pourtant mille fois plus fréquentés qui eux, restèrent ouverts.

UN PARTI-PRIS CITOYEN, engagé, car si je vous présente ce plan c’est que les pratiques des habitants , les visites mais aussi les touristes y sont évoqués clairement. Lucas Destrem a souhaité, avec ce travail, « faciliter les déplacements et les repérages et donner à lire une vision bien particulière de la ville », avec une offre très diversifiée, proposée par des acteurs dynamiques et des artistes ;
– Contribuer à ancrer dans les esprits ka nécessité de la culture pour tous, sans distinction d’âge, d’origine, de territoire, sans discrimination entre les différents courants, les différentes formes d’expression.
– Nous avons la chance, en France, écrit Lucas,d’avoir une offre culturelle très riche, mais fragile. Et cette fragilité appelle l’urgente attention de tous les décideurs et des mesures à la hauteur des enjeux !
En conclusion, nous n’avons pas, si j’ose dire, qu’un plan, mais une image de nos vies culturelles et de l’aménagement d’une capitale, avec un menu de possibles et un défi aux éventuels perturbateurs de cette alchimie savante, souvent joyeuse et utopique que forment les sites culturels.
Et vous, là où vous êtes, tentez cette cartographie collective, que vous soyez région, département, village ou grande métropole ! La Culture a besoin de ces repères précieux, qui évoluent, et le Tourisme aussi. A vous deux, ce sera mieux !


QUI EST LUCAS DESTREM? Chargé de mission au Pays d’art et d’histoire Pyrénées cathares (Mirepoix, Occitanie, France) « Depuis octobre 2017, je suis chargé de mission Inventaire/valorisation du patrimoine industriel au Pays d’art et d’histoire des Pyrénées Cathares, dans le département de l’Ariège.

C’est bientôt son anniversaire, car il est né le 18 février 1992 à Limoges (Haute-Vienne)!
Il est diplômé en géographie (licence de l’Université de Limoges, 2013 ; a une maîtrise en géographie culturelle et politique de l’Université de Genève depuis 2015 et un Master2 Aménagement et valorisation des patrimoines de l’Université Lille 1, 2017).

  • « Passionné par les questions patrimoniales, je m’intéresse également beaucoup aux questions de citoyenneté et d’aménagement du territoire (transports, urbanisme, espace naturels…), à la cartographie et à la toponymie. Je suis en parallèle membre actif d’une association de veille citoyenne à Limoges (Haute-Vienne, France), et sociétaire de la coopérative Railcoop. » .
    •Contact : lucas.destrem@gmail.com
    •Sa bio et présentation de la carte, sur ce lien ! http://www.lucasdestrem.com/metro-culturel-paris#1

POUR EN VOIR PLUS ! Accès au plan, qui fut réalisé  avec l’autorisation de la RATP : ICI!
– Descriptif , ICI!
– Nom original: Plan-Metro_03-03.pdf – Ce document au format PDF 1.5 a été généré par Inkscape 1.0 (https://inkscape.org) / cairo 1.16.0 (https://cairographics.org), et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 03/03/2021 à 23:41, Taille du document: 496 Ko (1 page). Confidentialité: fichier public- Ce document a été actualisé le 04/03/2021, son contenu peut ainsi différer des résultats présentés par les moteurs de recherche. »


KEN CHERCHE  LUCAS POUR CHERCHER BARBIE

KEN LE TOURISTE PARFAIT , avait, comme à son habitude, parcouru le monde entier, visité quatre hôtels, travaillé comme un  fou pour ses Affaires, pris des petits cafés à Madrid, des apéros sur des bateaux privés et dansé avec Barbie Chérie dans des lieux…clandestins. Mais là, il la cherchait partout. Elle s’était échappée pour faire un peu de shopping. Ils étaient à Hong Kong, hum..Hum. Il pensa à son ami Lucas et l’appela, en panique « Dis-moi, Lucas, tu pourrais me retrouver Barbie, tu m’envoie la photo du plan? « . Ouf, il connaissait Lucas  et savait qu’il était sauvé!

L’UNESCO repense le tourisme culturel!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, partons pour l’UNESCO , qui nous propose un guide pour repenser  le Tourisme Culturel ! Ouiii! Ce tourisme culturel serait inclusif, durable et il  ferait participer les habitants d’une ville ou d’une région aux stratégies touristiques. Un « Nouveau Tourisme Culturel », :-), en quelque sorte, pour lequel  des visiteurs seraient  plus engagés,  et dont les concepteurs seraient plus motivés et plus «locaux » qu’auparavant . Un peu comme nous l’avions vu avec l’excellent modèle d’Amsterdam, dans ce blog, à revoir, ICI! Mais l’UNESCO propose une trentaine, d’actions, comme un « Menu à votre choix », que nous vous avons résumé !
Juste deux petites infos avant de déguster ces propositions  : regardons avec ravissement les résultats d’un sondage *du 17 février dernier : qu’est-ce qui vous manque le plus ? Les voyages et la culture sont dans le Top Ten, donc quand toute la vie reprendra, le tourisme culturel fera partie des très fortes motivations. (*Sondage Elabe pour BFMTV : pardon pour la mauvaise qualité de la lecture sur ce tableau mais je n’ai pas trouvé plus net!).

7 Français sur 10 sont favorables à la réouverture des musées (74 %),

• et des cinémas et théâtres: (71 %).

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite, en Allemagne, une nouvelle étude “Infection au Covid-19 via des particules aérosolsÉvaluation comparative des espaces intérieurs selon la situation » annonce que, comparé aux lieux culturels, le risque de contamination est six fois plus élevé dans une école. En tête des lieux les plus sûrs, on retrouve donc les théâtres, opéras, musées, les salons de coiffure et les transports en commun où, avec le port du masque, le R est respectivement à 0,6 et 0,8. Dans les restaurants avec un taux d’occupation de 25 %, l’étude part sur un R à 1,1 (une personne positive contamine 1,1 personne). Enfin, dans les lycées sans masque et sans jauge d’occupation, il serait de 11,5.(Voir l’un des articles présentant cette étude, ici et l’article, . )

LE GUIDE UNESCO POUR LE TOURISME CULTUREL !
Ce Guide propose des solutions très intéressantes, assez nouvelles, et courageuses ! Après avoir étudié les impacts socio-culturels du COVID sur le Tourisme culturel, le guide veut aider tous les pays à résoudre les désordres les plus fréquents, avec des exemples et des conseils. La Gouvernance du Haut vers le bas et le marketing pur et dur ne sont plus à l’affiche !
Ce que dit l’UNESCO,  c’est la nécessité, impérative, à tous les niveaux, de prendre contact, de se réunir, entre acteurs du Tourisme et de la Culture. Réunir toutes les forces, avec  des artistes, créateurs, des  professionnels du tourisme et de la culture des secteurs privé et publics, etc..). l’important est aussi que les élus soient mobilisés, apportent un e soutien indispensable pour organiser et financer un nouveau paysage du tourisme culturel « post-covid ».
« La pause mondiale du voyage a créé une opportunité de s’éloigner de pratiques non durables du passé et propose un avenir plus résilient, inclusif et économe en ressources-modèles qui contribuent au développement durable. Les secteurs du tourisme et de la culture doivent s’adapter rapidement et répondre efficacement. »

Voici donc le Menu  que nous propose l’UNESCO, avec un choix d’actions très motivantes pour réussir la reprise.
1- ÉCHANGER , pour renforcer la tourisme culturel de demain
Échange de bonnes pratiques!Le tourisme et la culture sont confrontés défis similaires pour s’adapter à de nouveaux Règlements des visiteurs COVID-19, tels que distanciation sociale, la modification des installations et la transition numérique. Enrichir ces pratiques avec des approches communes permettra aussi de regagner la confiance des visiteurs.
Créer des structures de gouvernance participative . Rassembler des artistes et culturels professionnels, les responsables des collectivités locales publiques et les représentants du secteur privé de la destination. L’objectif est d’agir avec une vision partagée pour la  destination. Une meilleure coordination serait aussi nécessaire pour augmenter et renforcer la coopération internationale.
Une Discussion ouverte sur un tourisme culturel responsable. A quelles conditions les destinations et les institutions culturelles peuvent-elles jouer un leurs rôle au sein de la société ? Comment sensibiliser un public plus large sur le besoin de la société de dialoguer en mode  » interculturel », ou d’inclure de la justice sociale et la consommation responsable dans les projets ?

2- LA CULTURE, ATOUT MAJEUR DES DESTINATIONS TOURISTIQUES
• Renforcer le rôle de la culture dans les destinations. Sites, produits et expériences sont des atouts-clés pour les stratégies marketing d’une destination : ces atouts doivent être  hiérarchisés et  les actions  planifiées. Les pertes de revenus et les fermetures obligatoires ont eu un très fort impact sur les sites du patrimoine, les événements culturels, les lieux alternatifs ou institutionnels, et le tourisme doit reprendre son travail de les faire connaitre.
Incitez les voyageurs à redécouvrir leur région, la culture et les industries créatives. Créer des expériences qui alimentent l’offre touristique et réengagent un dialogue avec les communautés locales. Les stratégies peuvent cibler les voyageurs nationaux et les reconnecter avec leurs propres cultures et le patrimoine, de façon durable. Grâce à la Culture, il devrait être possible de diversifier les publics et de les fidéliser, à condition ne pas se concentrer uniquement sur marchés internationaux.
Favoriser le tourisme urbain par la culture. Tirer parti de la créativité et de la diversité culturelle pour stimuler l’esprit d’entreprise et l’innovation dans les destinations urbaines. Pour accélérer la reprise des activités, l’idée serait de créer des plateformes pour le financement et l’investissement et d’engager différents groupes sociaux dans cette reprise (En particulier les femmes, les jeunes, les LGBTI et les migrants).
Susciter l’intérêt pour les destinations rurales en listant tous les paramètres qui y permettent une distanciation sociale et une dispersion des flux touristiques. La promotion des modes de vie et les cultures locales attireront de nouveaux publics et renforceront la connectivité  entre « mondes » Urbain et  Rural.
Professionnaliser : reconstruire en améliorant les emplois, la formation et les compétences.
Soutenir l’accès numérique . Dans le monde, 46% de la population n’a pas accès à Internet. Dans certains pays, l’infrastructure reste insuffisante pour soutenir la numérisation de culture. Dans d’autres il faut renforcer des compétences numériques des femmes, des jeunes, des peuples autochtones souvent marginalisés ou qui font face à une exclusion sévère.
Promouvoir les droits des créateurs culturels. Alors que la transition numérique fournit des opportunités pour le tourisme culturel, le risque est de creuser les inégalités et de « standardiser » l’offre et la diffusion culturelles. Reconnaître les droits des artistes et des professionnels de la culture est essentiel pour assurer une culture qui ait du sens, et des expériences touristiques basées sur a diversité.

3- EXPLOITER LA TECHNOLOGIE POUR CRÉER UN TOURISME PLUS COMPÉTITIF
Développer une expertise pour la Distribution et pour la Promotion touristiques. Le virage numérique nécessite compétences commerciales donc des créateurs, des institutions et des entreprises qui peuvent diffuser leurs produits et expériences sur le marché numérique..
Consolider les alliances entre la technologie et les partenaires médias pour de nouveaux défis : inclure la réalité virtuelle « sur mesure » dans les expériences qui compenseront l’accès limité aux sites culturels ; envisager des partenariats avec médias sociaux pour mettre en valeur les destinations culturelles , ou le développement d’applications permettant une expérience visiteur plus sûre.
Introduire une approche globale du tourisme culturel. Développer des expériences touristiques basées sur la singularité des destinations culturelles à travers les différents domaines : le patrimoine, la gastronomie et toutes les autres formes d’expressions culturelles locales. Cette approche impliquerait des créateurs locaux, des professionnels et des habitants dans la mise en forme des politiques et pratiques touristiques.

Sensibiliser de nouveaux acteurs sur le rôle important des communautés et des professionnels de la culture sur le développement du tourisme, comme les décideurs politiques, les Chargés du de développement ; mais aussi les experts du tourisme, les voyagistes, agences et autres parties prenantes des stratégies, de l’ingénierie et des actions touristiques.
Veiller à ce que les habitants, associations et tous professionnels aient une rôle dans la gestion du tourisme. La pandémie nous donne l’occasion de repenser nos objectifs et surtout note conception de l’action touristique locale, qui gagnerait à être davantage liée à la vie locale.

♦POUR EN SAVOIR PLUS : LIENS UTILES
Lien du sondage ELABE BFMTV https://www.bfmtv.com/sante/sondage-bfmtv-seul-1-francais-sur-3-pense-qu-il-retrouvera-une-vie-normale-en-2021_AN-202102170326.html
L’étude allemande sur les lieux qui contaminent le plus nouvelle étude intitulée “Infection au Covid-19 via des particules aérosols – Évaluation comparative des espaces intérieurs selon la situation” publiée ce 10 février 2021 est co-signée par des sommités pour l’Institut Hermann-Rietschel (Université technique de Berlin) : collaboration entre son Directeur Martin Kriegel (Médecin en Immunobiologie également Professeur à Yale) et Anne Hartmann, Ingénieure et Associée de Recherche. Etude publiée Creative Commons BY 4.0le 10 février dernier, Lien étude allemande accès libre et gratuit) https://depositonce.tu-berlin.de/handle/11303/12578
Les études récentes sur la Culture , par l’UNESCO (Covid, essentiellement) Lien : https://en.unesco.org/news/covid-19-hits-culture-sector-even-harder-expected-warns-unesco
•et sur le Tourisme : World Tourism Organization (2021), 2020: Worst Year in Tourism History with 1 Billion Fewer International Arrivals, UNWTO press release, 28 January 2021, UNWTO (online), available at: https://www.unwto.org/news/2020-worstyear-in-tourism-history-with-1-billion-fewerinternational-arrivals (17-02-2021).
•World Tourism Organization (2021), UNWTO Culture créative : https:// en.unesco.org/creativity/publications/culturecrisis-policy-guide-resilient-creative (17-02- 2021). United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (2020) UNESCO Les Villes Créatives répondent à l’épidémie : (online), available at: https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000 374264?posInSet=7&queryId=1f26fc80-270a4c54-bb11-17e83ea8888b (17-02-2021).
•UNESCO SOLUTIONS URBAINES : TRANSFORMATIVE CITY TOURISM,2020: https:// unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000373940 (17-02-2021). United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (2020), Living heritage experiences and the COVID-19 pandemic, Snapshot of survey results (as of August 2020): UNESCO, Paris (online) available at: https://ich. unesco.org/en/living-heritage-experiences-andthe-covid-19-pandemic-01123 (17-02-2021)
LES SOLUTIONS DES VILLES en 2020 , bilan : ouvrage en  ligne CC BY-SA 3.0 IGO [8199]
(https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000374264?posInSet=7&queryId=1f26fc80-270a-4c54-bb11-17e83ea8888b ) , avec toutes les « solutions apportées par des villes du Monde :
Parmi elles, des villes célèbres et des capitales, mais aussi des plus petites, comme Metz ou Enghien-les-Bains, en France: Auckland, Bangkok, Barcelone, Pékin, Bergame, Beyrouth, Bilbao, Bogota, Bologne, Bristol, Buenos Aires, Chengdu, Enghien-les-Bains, Hangzhou, Hanovre, Heidelberg, Medellín, Melbourne, Metz, Mexico, Montevideo, Montréal, Morelia, Nanjing, Nassau, Rome, Saint-Étienne, San Antonio, Sarajevo, Seattle, Sharjah, Singapour, Turin, Valladolid, Viborg, Wonju, Wuhan,etc… Autre lien possible, ICI.
PHOTO DU HAUT Copyright: © 2021, World Tourism Organization (UNWTO) Copyright cover photo: © Marcorubino | Dreamstime.com UNWTO Inclusive Recovery Guide – Sociocultural Impacts of Covid-19, Issue 2: Cultural Tourism ISBN: printed version: 978-92-844-2256-2 ISBN electronic version: 978-92-844-2257-9 DOI: 10.18111/9789284422579 Published by the World Tourism O
Œuvre de Lorenzo Quinn En présentant cette œuvre à l’Exposition internationale d’art contemporain de la Biennale de Venise 2017 (qui est l’une des plus prestigieuses Fondation Italienne qui organise différents événements : manifestation d’art contemporain, de danse, de musique…), le sculpteur Lorenzo Quinn espère sensibiliser le public sur les risques du réchauffement climatique et de la remontée des eaux à Venise.

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KEN LE TOURISTE PARFAIT prenait son petit champagne au bord de la piscine. Il écrivait les mots-clefs de ce billet, pour passer le temps : #Buildbackbettertourism,  #Enjoyculture , #Culturaltourism… Quand Barbie Chérie jeta un œil, elle souligna un oubli et demanda : « Et #Barbie, tu n’y a pas pensé? » demanda-t-elle, au bord des larmes. Il posa son cadeau devant elle, un magnifique sac blanc siglé Chanel « avec-un-cadeau-dedans« , et Barbie retrouva son sourire…