26 – Toujours penser à la concurrence…

Le maitre-mot : positionner !

Qu’est-ce qui ferait que les visiteurs viennent voir ma ville, mes parcours touristiques, mon musée, mon monument ? Plutôt que celui d’à côté !
Car, en France, nous avons la diversité de nos paysages (ne dit-on pas que le paysage change tous les 70 km !) mais l’offre de culture est foisonnante et, d’une région à l’autre, d’une ville à l’autre, se ressemble étrangement.
Il faut donc concevoir ce qui serait un « plus », dans toutes les directions possibles (hébergement, restauration, possibilité de visites variées, nouveaux services, nouveaux produits…). Il faut donc faciliter le choix de la destination, puis la visite culturelle, ses horaires, ses tarifs, ses atouts particuliers, etc.
Notons enfin que le plus difficile, dans un secteur culturel largement institutionnalisé, n’est pas le manque de moyens, pour les élus, les directeurs des affaires culturelles, mais l’impossibilité du choix. Tous les lieux semblent devoir être traités avec égalité, ce qui rend souvent très difficile le choix des priorités à accomplir pour la mise en tourisme culturel.
Mais ce sont bien les opérateurs du tourisme qui, concrètement, font le tourisme culturel (le tourisme loge et nourrit 80 millions d’étrangers par an, en France…). Il faut faire confiance à ces opérateurs, pour l’étude de ces différenciations qui rendront la culture locale attractive et mieux positionnée. Au bénéfice de tous les publics, dont la fréquentation sera élargie, sans aucun doute, les publics de l’élite venant « de toutes façons » !
Leur faire confiance pour revoir l’offre, car une offre adaptée n’est pas synonyme de démagogie, c’est simplement une offre accessible, qui correspond à leurs attentes, y compris celles de la découverte et de la surprise !

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