25 – Surprendre, mais jusqu’où ?

Régulièrement les provocations de l’art contemporain agitent la presse, les médias et les tenants de la tradition. En 2008, ce fut Jeff Koons à Versailles, qui éclipsa l’éléphant du Palais (celui de Fontainebleau) de notre photo.
Depuis le scandale des impressionnistes, bafoués, détestés et honnis par les amateurs de belle peinture classique, on ne compte plus les divergences du bon goût. On se rappelle des Colonnes de Buren, L’Origine du monde de Courbet ou le Pour ou Contre telle ou telle œuvre contemporaine sur un rond-point départemental.
Avec sa Biennale sur un parcours de 40 kilomètres, Nantes Saint Nazaire en 2007 avait inauguré un parcours (vélo, bateau) pour les touristes, sans les avoir vraiment prévenus…que les œuvres d’art étaient contemporaines, c’est-à-dire posant plus de questions qu’elles n’en résolvaient.
Le scandale a du bon, car il fait parler, donc attire les visiteurs, ravis de donner leur propre avis.
Mais que se passera-t’-il si le visiteur est déçu car il s’attendait à tout autre chose à Versailles ? Si les adolescents sont ravis de l’aubaine (être en rupture, être questionnés), les personnes âgées n’ont plus cette envie de découverte et de franchir d’autres frontières…
Il faut donc toujours se demander comment sera reçue l’œuvre, si des afficionados seront au rendez-vous. Le contraire serait tout de même un manque de discernement.

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